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Patrick et le savoyard au cameroun
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce L'étude préalable du projet (le 13/04/2008 à 22h53)

SOMMAIRE

 

Introduction

 

I-Le Cameroun : contexte et présentation générale

 

1.1-Le Cameroun en chiffre

1.2-Un peu d’histoire

1.3-Un rapide point sur la politique du pays

1.4-Subdivisions administratives

1.5-Le découpage provincial du Cameroun

1.6-Géographie

1.7-Économie

1.8-Démographie

1.9-Culture

1.10-Zoom sur la province de l’Est

 

II-L’eau au Cameroun

 

2.1-Le secteur de l’eau au Cameroun

2.2-Le climat

2.3-Un rapide constat de l’eau potable en milieu urbain

2.4-L’eau potable en milieu rural

2.5-Les stratégies et projets de développement au Cameroun en ce qui concerne l’eau potable

2.6-Les acteurs de l’eau Cameroun 

2.7-Les enjeux autour de l’eau

 

III-Deux exemples de projets concernant l’eau en Afrique de l’Ouest

 

IV-Méthodologie envisagée pour la réalisation du projet

 

4.1- Contexte et justification

4.2- Objectifs du stage

4.3-Méthodologie de travail

4.3.1-Descentes auprès des différents organismes intervenants dans les localités

4.3.2- Définition du contexte général

4.3.3- Inventaire et diagnostic technique des sources d’AEP

4.3.4- Enquêtes semi-structurées auprès des populations de la zone d’étude

4.3.5- Négociation de partenariat avec les organismes d’appui technique et financier présents dans la zone d’étude dans le domaine du genre et de l’eau potable

4.4-Produits attendus et système de suivi

4.5-Restitution de l’étude

 

 

Conclusion

Annexes

Bibliographie


I-Le Cameroun : contexte et présentation générale

            

1.1-Le Cameroun en chiffre

 

 

Capitale                                                                                                     Yaoundé

Altitude :                                                                                                      0 à 4 095 mètres

Superficie                                                                                                  475 442 km2

Côtes                                                                                                        402 kilomètres

Population (2007                                                                                    18 060 382

Densité de population (2007:                                                                     37,9 hab/km²

Population urbaine (2003) :                                                                          51,3%

Age moyen (2007                                                                                   18, 9 ans

Population de plus de 64 ans (2007:                                                          3,2%

Espérance de vie à la naissance (2007                                                     52,8 ans

Dépenses de santé par habitant (2001) :                                                       20$

Nombre de médecins pour 1000 habitants (1996) :                                      0,07

Taux de natalité (2004) :                                                                              33,89 0/00

Taux de mortalité (2004)                                                                           13,47 0/00

Mortalité infantile (2007:                                                                           65,84 0/00

PIB en millions de dollars US courants (2006)                                           18323

PIB par habitant en dollars US valeur PPA (2006)                                     2500

Taux de croissance (2006)                                                                         3,9%

Taux de croissance production industrielle (2007:                                       3,5%

Part dans les importations mondiales (2006) :                                               0,02

Part dans les exportations mondiales (2006) :                                               0,03

Dépenses militaires en % du PIB (2006) :                                                    1,3%

Dépenses d'éducation en % du PIB (2002) :                                                3,8%

Consommation d'énergie 2002 (TEP / Hab.) :                                              0,42

Consommation d'électricité (kWh par habitant) (2004) :                               207

Pourcentage de population sous-alimentée (2004)                                      26%

Indice de Développement Humain (2004) :                                                  0,506

Taux d'alphabétisation 15 ans et + (2005) :                                                  67,9%

Taux de chômage (2001)                                                                           30%

% de population approvisionnée en eau potable (2002) :                              26%

Travail des enfants de 5 à 14 ans (2004) :                                                    21%

 

1.2-Un peu d’histoire

 

Les premiers habitants du Cameroun furent probablement les Baka, également appelés pygmées. Ils habitent toujours les forêts des provinces du sud et de l'Est.

Premier millénaire av. J.-C. : la zone couvrant le sud-ouest de l`actuel Cameroun et le sud-est du Nigeria aurait été le berceau des peuples bantous.

Le premier contact avec les Européens serait survenu lors du périple du Carthaginois Hannon qui, selon la légende, au Ve siècle av. J.-C., aurait atteint le Mont Cameroun qu'il baptisa le « Char des Dieux ». En 1472, les marins du Portugais Fernando Pó entrent dans l'estuaire du Wouri, s'extasient devant l'abondance des crevettes dans le cours d'eau qu'ils appellent aussitôt Río dos Camarões, d'où le nom actuel de Cameroun.

Après les Portugais viennent les Néerlandais puis les Allemands. Avec les contacts avec les Européens débutent des échanges commerciaux, y compris la traite négrière, l'introduction du christianisme et le démantèlement progressif de l'organisation politique existante (comme le Royaume Bamoun).

Les Allemands perdent leur colonie après leur défaite à la Grande Guerre, en 1918 : la Société Des Nations confie la partie orientale à la France, et la zone occidentale au Royaume-Uni. Chacun de ces deux pays imprimera sa marque à « son » Cameroun, la France adoptant la politique de l'assimilation et le Royaume-Uni celle de l'indirect rule.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement de l'UPC (Union des Populations du Cameroun créée le 10 avril 1948 à Douala par le groupe des douze) revendique l'indépendance et la réunification avant d'être interdit puis lourdement réprimé par le pouvoir colonial français, conduisant à de véritables massacres en pays Bassa et en pays Bamileke. L'indépendance de la zone française est proclamée le 1er janvier 1960 et la réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique. Il s'ensuit une période de violente répression contre le mouvement de l'UPC par l'ALNK « Armée de libération nationale Camerounaise », par le nouveau gouvernement avec l'assistance de la France, qui durera jusqu'à la fin des années 1960. Le 20 mai 1972, un référendum conduit à un État unitaire et met fin au fédéralisme.

 

1.3-Un rapide point sur la politique du pays

 

Le Cameroun est une république de type présidentiel. Le pouvoir exécutif est concentré autour du président et contrôlé par Paul Biya depuis 1982. Le pouvoir législatif est en théorie exercé par deux chambres, une assemblée nationale et un sénat. Toutefois, le sénat attend encore d'être mis en place. On désigne souvent le régime comme étant une « démocrature » comme dans de nombreux pays d’Afrique.

Le 11 octobre 2004, Paul Biya est réélu à travers des élections très contestées à la présidence du pays au premier tour de scrutin et avec près de 75% des voix. Le 8 décembre 2004, il y a un nouveau gouvernement avec à sa tête le Premier ministre Ephraïm Inoni, qui est anglophone du Nord-Ouest comme le veut l'usage de l'équilibre politique du Cameroun.

 

1.4-Subdivisions administratives

 

Sur le plan administratif, le Cameroun compte dix provinces et 58 départements. Les départements sont divisés en arrondissements.

Le Cameroun est un melting pot de plusieurs ethnies (On en dénombre 280) avec quelques grands ensembles (sémites, hamités, bantous, semi-bantous et soudanais) et de nombreux métissages.

 

 

1.5-Le découpage provincial du Cameroun :

 

Province

Chef-lieu

langues officielles

Départements

Les provinces du Cameroun.

 

Les provinces du Cameroun.

1

Adamaoua

Ngaoundéré

français

5

2

Centre

Yaoundé

français

10

3

Est

Bertoua

français

4

4

Extrême-Nord

Maroua

français

6

5

Littoral

Douala

français

4

6

Nord

Garoua

français

4

7

Nord-Ouest

Bamenda

anglais

7

8

Ouest

Bafoussam

français

8

9

Sud

Ebolowa

français

4

10

Sud-Ouest

Buéa

anglais

6

Nous serons amenés à travailler dans la zone 3, en province de l’Est.

1.6-Géographie

 

Le Cameroun est un pays du golfe de Guinée sur la façade occidentale de l'Afrique qui possède 320 km de côtes, il a schématiquement la forme d'un triangle dont la base longe le 2e parallèle Nord tandis que le sommet se trouve dans le lac Tchad, un peu après le 3e parallèle. Ce triangle est délimité par :

  • le Nigeria et l'océan Atlantique à l'Ouest
  • la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo au sud
  • la République centrafricaine et le Tchad à l'Est
  • le lac Tchad au Nord

Par sa superficie de 475 442 km² et sa population d'environ 18 060 382 habitants (2007), le Cameroun est un pays moyen en Afrique. Mais sa position centrale, son bilinguisme anglais-français et son niveau de développement lui donnent un poids beaucoup plus important sur le continent. De plus, on y retrouve une diversité de paysages, des changements de climat qui valent à ce pays le surnom d’Afrique miniature.

  

Le Cameroun à des frontières communes avec :

  • 1 690 km avec le Nigeria
  • 1 094 km avec le Tchad
  • 797 km avec la République centrafricaine
  • 523 km avec la République du Congo
  • 298 km avec le Gabon
  • 189 km avec la Guinée équatoriale

Principaux cours d'eau


  • Sanaga
  • Bénoué
  • Zone de Texte: Ces noms de cours d’eau sont également, pour la plupart, des noms de départements.

Wouri
  • Dibamba
  • Nyong
  • Lobé
  • Mfoundi
  • Moungo
  • Nkam
  • Ndé

1.7-Économie

 

Le Cameroun dispose de nombreux atouts : ressources agricoles (bananes, cacao, café, coton) et forestières, pétrole. Son PIB (environ 10000 Milliards de FCFA au total -pour 2276 Milliards de budget de l'Etat en 2008 - et par habitant : 2300$ en PPA) représente la moitié de celui de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional.

De 1965 à 1985, le Cameroun a connu une croissance soutenue. La situation économique s'est ensuite fortement dégradée jusqu'à la dévaluation, en janvier 1994 du franc CFA. Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30% entre 1985 et 1993) et une chute de 40% de la consommation par habitant, le Cameroun a renoué avec la croissance économique depuis 1994 et on peut donc espérer une amélioration de sa situation.

En 1995, la population active se répartissait comme suit : 80% dans le secteur primaire, 13% dans le secondaire et seulement 7% dans le tertiaire.

Il faut de plus savoir que 75% de la main-d'œuvre urbaine travaille dans le secteur informel (secteur du travail non déclaré et donc en principe à faibles revenus) et 6 ménages sur 10 tirent au moins une partie de leurs revenus du secteur informel. Cette importance du secteur informel croît de plus en plus depuis la crise économique et tente ainsi de remédier partiellement au problème du chômage (20% de la population en 1995, 30% en 2003).

Ressources naturelles : pétrole, bauxite, fer, bois, houille blanche

Quant au tourisme, le Cameroun est reconnu « destination touristique » par l'organisation mondiale du tourisme (seuil de 500.000 touristes par an) depuis 1975.

  

1.8-Démographie

 

 

Selon les projections des démographes, le Cameroun comptera près de 20 millions d’habitants en l’an 2010. La population actuelle s’élève à environ 18 millions d’habitants (estimations), dont 48 pour cent de ruraux, et la croissance démographique atteint 1,9 pour cent. La densité moyenne de la population est de 38 habitants/km² : elle varie entre moins de 5 habitants/km² pour les provinces de l'Est et du Sud et plus de 200 habitants/km² pour la province de l'Ouest et certains départements de la province de l'extrême nord.

 

Les principales villes du Cameroun sont: Douala (la capitale économique, 3 millions d'habitants environ), Yaoundé (la capitale politique et siège des institutions, environ 1,5 million d'habitants), Garoua (environ 600.000 habitants), Bafoussam (environ 250.000 habitants), Nkongsamba, Bamenda, Buea, Maroua, Kribi (la cité balnéaire), Limbé.

 

1.9-Culture

 

La culture camerounaise est caractérisée par une très grande diversité ethnique. On y recense plus de 200 langues, parmi lesquelles on trouve le Bamoun, l'Ewondo, le Douala, le Bassa, le Bakweri, le Bulu, le Peul ou Foufouldé, les langues Bamiléké et bien d'autres. Ce qui fait que contrairement à la majorité des pays africains, le Cameroun n'a pas de langue nationale dominante ou commune. Cependant, la jeunesse urbaine a créé une forme d'argot complexe dit camfranglais (melange de français, d'anglais, de locutions vernaculaires camerounaises et même du verlan) qui varie selon les villes. Quant aux commerçants, ils négocient très souvent en pidjin english (forme de créole anglais) depuis plus de 40 ans.

En ce qui concerne les langues officielles, l'anglais et le français sont les deux langues de l'administration, de l'enseignement et des médias. Ce bilinguisme est un héritage de la colonisation, et permet au Cameroun de faire à la fois partie du monde francophone et anglophone. Malgré tout, le français est largement avantagé dans l'administration et les médias, par le fait de la majorité démographique des francophones. Certains anglophones se plaignent même parfois de discrimination à l'égard de leur langue. Cependant, le bilinguisme est de plus en plus renforcé et tous les documents publics lus ou écrits sont dans les deux langues. De plus, 4 des 6 universités publiques sont bilingues et une entièrement anglophone (University of Buea) et de nombreuses écoles primaires et lycées bilingues existent sur l'ensemble du territoire.

  

1.10-Zoom sur la province de l’Est

 

 

La province de l’Est a pour chef lieu Bertoua et une superficie de 109 000 km² c'est la province la plus vaste, elle comporte 4 départements :

- la Boumba et Ngoko (chef lieu Yokadouma)

- le Haut Nyong (Abong Mbang)

- Kadey (Batouri)

- Lom et Djerem (Bertoua)

 

La commune d'Angossas se trouve dans le département du Haut Nyong, sur le plateau méridional du Cameroun. Elle est proche du chef lieu, Abong Mbang, et se trouve à 200 km de la capitale, Yaoundé.

 

Climat

 

La commune d'Angossas est sous un climat de type Equatorial humide à régime bi modal, caractérisé par deux cycles, divisés chacun en deux saisons :

- Une petite saison de pluie allant de mi-mars à mai

- Une petite saison sèche allant de juin à mi-août

- Une grande saison de pluie allant de mi-août à octobre

- Une grande saison sèche allant de novembre à mi-mars

La température moyenne mensuelle varie de 23°C à 27°C selon la saison. Les pluies sont abondantes, il a plu en moyenne 129,5mm d'eau par mois, soit 1554,3mm d'eau pour l'année 2005. Nous n’avons pas de données climatiques moyennes chiffrées, mais le climat chaud et humide, ne connaît pas d’extrêmes, avec des températures douces, relativement stables toute l’année et des précipitations régulières et assez abondantes.

 

 

Population du district d’Angossas

 

D’après un ouvrage d’une association de promotion de la culture Maka, ce peuple serait originaire des côtes éthiopiennes qu’il aurait fuies en réaction aux dogmes trop contraignants de la société islamo arabe. Le peuple Maka se serait progressivement installé dans la grande forêt équatoriale. Aux alentours de 1900, la grande famille Maka, Mboanz, renonce à son émiettement en forêt et décide de se regrouper pour constituer un ensemble plus homogène. C’est le début de nouveaux flux migratoires de la forêt vers la route reliant le secteur à la ville d’Abong Mbang. Le district d’Mboanz, la circonscription administrative correspondant à la commune d’Angossas compte 28 villages avec 3 chefs de 2ème degré et 25 chefs de 3ème degré (chefs de village).

 

Particularités

 

Le district se situe sur un plateau, entre 660 et 700 m d’altitude, qui est couvert par la forêt équatoriale. Les cultures arbustives (Cacao, Café) y sont très développées. La base de l’alimentation est le tubercule (Manioc, Macabo). Malgré cela, la Province est une des plus pauvres du Cameroun et une des plus en retard au niveau du développement.


II-L’eau au Cameroun

 

2.1-Le secteur de l’eau au Cameroun

 

Sur le secteur de l’eau, le Cameroun est un pays coupé en deux. D’une part nous avons les zones urbaines qui profitent d’un accès à l’eau correct et d’autre part, les milieux ruraux sont très moyennement équipés, les installations d’accès à l’eau potable sont rares et les habitants accèdent à l’eau principalement grâce aux puits, rivières ou mares.

 

Le secteur concerné par notre étude à savoir la province de l’Est du Cameroun est particulièrement délaissée en matière d’équipement ou de projets visant à un meilleur accès à l’eau potable.

 

Quelques chiffres concernant le secteur de l’eau au Cameroun (2002)

 

Indicateurs

 

Alimentation en eau potable : population totale desservie

-          Population urbaine desservie par réseau municipal

-          Population rurale

63%

84%

41%

Assainissement population desservie

-          Population urbaine desservie

-          Assainissement rural

 

63%

33%

Distribution d’eau potable

-          Yaoundé

-          Douala

 

135000 m3/j

110000m3/j

Besoins en eau potable

-          Yaoundé

-          Douala

 

60000 m3/j

100000 m3/j

Besoins et amélioration en assainissement en pourcentage de la population

-          Urbaine

-          Rurale

 

35%

56%

 

Le Cameroun disposait en 2002 de 103 stations urbaines d’eau potable et environ 3000 points d’accès à l’eau en milieu rural.

 

L’état concentre ses efforts sur les zones urbaines, les objectifs définis sont clairs, il faut privilégier l’accès à l’eau potable dans les centres économiques et réaliser un assainissement opérationnel dans les deux grandes métropoles que sont Douala et Yaoundé.

 

On peut cependant s’interroger sur la nécessité d’étendre le réseau d’eau potable dans les deux villes précédemment cités, en effet celle-ci possède à priori plus d’eau qu’elles n’en ont besoins mais, paradoxalement le taux de couverture en eau potable de ces villes restent faible.

 

Ont peu voir sur ce graphique que les villes disposent de plus d’eau potable que ce dont elles ont réellement besoin là ou les zones rurales n’ont souvent pas d’accès à une eau saine.

 

Ont peut voir qu’il existe une forte inégalité dans le pays en terme d’accès à l’eau potable, les villes ont un accès plus simple et plus rapide à une eau de qualité, tandis que les campagnes sont un peu laissées pour compte. Il ne faut cependant pas penser que toute la population des villes est logé à la même enseigne. Au vu de la couverture des réseaux d’assainissement en ville, on peut supposer que seule une classe aisée à un accès à une eau saine. En milieu rural les gens n’ont pas ou peu d’assainissement.

 

La situation actuelle

 

On estime que 63% de la population bénéficie d’un accès régulier à l’eau potable

 

 

2.2-Le climat

 

Le Cameroun se divise en trois grandes zones climatiques. Du Nord au Sud :

 

  • La zone soudano-sahélienne se caractérise par une saison sèche de sept à neuf mois, et des précipitations peu abondantes variant de 900 à 300 mm/an du sud vers le Nord. La végétation est aussi variée que le relief et le climat, elle passe de la forêt équatoriale (qui couvre 40 pour cent du pays) au sud à la savane puis à la steppe au Nord. La température moyenne annuelle dépasse 28°C dans l’extrême Nord.
  • La zone soudanienne est, pour sa part, caractérisée par une saison sèche qui dure de cinq à six mois. On y observe une température moyenne de 22°C, et 1 000 mm de pluie tombent durant l’année.
  • La zone équatoriale se caractérise par des précipitations abondantes atteignant une moyenne annuelle de 2 000 mm. La température moyenne se situe autour de 25°C.

 

 

Le potentiel hydraulique du Cameroun est principalement constitué des eaux de surfaces et des eaux souterraines issues de la pluviométrie du pays, c’est ce qui donne ces inégalités que l’on peut retrouver entre le Nord du pays et le sud.

  

2.3-Un rapide constat de l’eau potable en milieu urbain

 

Les zones urbaines sont les premières visées par l’accès à l’eau potable,  les villes d’au moins 5000 habitants étant les premières à bénéficier des objectifs de l’état. Le taux de couverture y est en général inférieur à 50%, l’objectif est de le passer à plus de 90%.

Les communautés de 2500 à 5000 habitants devront pour le moment bénéficier de systèmes d’alimentation avec un faible assainissement (captage par gravitation ou pompage) mais, ces communautés devront prendre elles même en charge une partie de l’installation ainsi que l’entretien des matériaux, ce qui inclut un investissement important de leur part.

Pour ce qui est des deux grandes agglomérations que sont Yaoundé et Douala, l’accès est quasiment assuré partout (moins de 6% des ménages n’ont pas accès à l’eau potable dans ces deux villes.). De grands travaux et projets ont été menés depuis une décennie avec de forts investissements. Les objectifs dans ces villes ont été atteints, mais si le constat dans les grandes agglomérations est positif, on ne peut que constater que tous les efforts ont été portés sur ces villes au détriment des zones rurales.

Attention : les chiffres sur l’accès à l’eau en zone urbaine ne concernent que les habitations recensées…

 

2.4-L’eau potable en milieu rural

 

La population vivant en milieu rural représente environ 9,5 millions de personnes.

 

Les types d’alimentation en eau potable en milieu rural :

-          Les puits équipés de pompes

-          Les forages équipés de pompes

-          Les sources aménagées

-          Les digues et barrages

-          Les minis-adductions

 

Contrairement au zones urbaines qui ont vu leur situation par rapport à l’eau fortement  évoluer, en milieu rural le constat est affligeant. L’accès à l’eau potable ne s’est pas amélioré au cours des deux dernières décennies, avec un taux de couverture global qui se situe aux alentours de 35%, ce qui est très faible au regard des investissements consentis en zone urbaine.

Si le gouvernement projette et envisage de réaliser un point d’eau (puits ou forage équipé d’une pompe manuelle) dans toutes les zones d’habitation allant de 300 à 500 habitants, c’est la politique mise en place qui freine ces réalisations. En effet, le gouvernement à mis en place une politique où les bénéficiaires doivent participer de manière importante à la réalisation et à l’entretien de ces points d’eau. Pour cela, les villages doivent former des comités d’eau, s’organiser là où il n’ont pas forcement le temps et surtout les moyens de mettre cela en place. La situation de l’accès à l’eau potable en zone rurale est donc très moyenne, les gens ont pour la plupart accès à une eau sale, peu saine. Cette situation participe à mettre en péril la santé des populations vivant en milieu rural. Les agriculteurs et éleveurs du pays (notamment dans le Nord du pays) ont toutes les difficultés du monde à abreuver leurs troupeaux ou entretenir leurs cultures. Cela a pour conséquence un phénomène qui prend de l’ampleur en Afrique, à savoir l’exode rural. Cette conséquence fâcheuse pèse sur le développement du pays qui voit son agriculture diminuer.

 

2.5-Les stratégies et projets de développement au Cameroun en ce qui concerne l’eau potable

 

-          Organiser une gestion de l’eau potable dans les zones rurales, ceci fait référence aux objectifs du millénaire

-          Effectuer des études sur l’alimentation et l’adduction d’eau potable dans des villes de taille moyenne

-          Développer la sensibilisation auprès des consommateurs

-          Développer la distribution d’eau en bouteille

 

Les forces et faiblesses du secteur de l’eau

 

 

Forces

Faiblesses

Opportunités

Menaces

Eau potable

*Pas de problèmes d’alimentation sauf dans le Nord.

*L’état a montré qu’il pouvait faire de grandes choses.

*Les traitements      sanitaires nécessaires sont importants.

*Il existe des zones critique ou la situation est très compliquée.

*Manque d’autonomie des décisions

*Les appels d’offre   du gouvernement

*Secteur porteur

*Investissement des ONG locales à long terme

*Fort contrôle des bailleurs de fonds

*Etat qui à tendance à délaisser les zones rurales

*Manque de précision des objectifs

 

 

2.6-Les acteurs de l’eau Cameroun 

 

Ont retrouve deux principaux acteurs du milieu de l’eau au Cameroun à savoir :

-          MINEE (Ministère de l’Eau et de l’Energie)

-          SNEC (Société Nationale des Eaux du Cameroun)

 

Le ministère de l’eau et de l’énergie

 

Il est assez difficile de trouver des informations sur cet acteur qui joue pourtant un rôle important dans l’organisation et la gestion de l’eau au sein du pays. On peut simplement dire que c’est l’organisme d’état qui gère et décide des grandes orientations que le pays doit prendre en terme de gestion des eaux (et aussi des énergies).

 

La Société Nationale des Eaux du Cameroun

 

La Société Nationale des Eaux du Cameroun (SNEC) est une société d’Economie Mixte dotée d’une personnalité juridique et de l’autonomie financière. Créée le 13 mai 1967, elle a un capital de 6.500.000.000 F/CFA et est placée sous la direction d’un Administrateur Provisoire, en la personne de M. Basile ATANGANA KOUNA, nommé par décret n° 2002/110 du 24 avril 2002 avec pour missions de veiller à la poursuite harmonieuse du processus de privatisation et d’assurer la continuité de la de la production et de la distribution d’une eau de bonne qualité à l’ensemble de la population du Cameroun.

 

Au moment où le Cameroun accède à l’indépendance en 1960, les activités de production et de distribution d’eau potable sont assurées par une pléiade d’intervenants : des entreprises et des collectivités locales. En outre, les services de l’eau et de l’électricité s’entremêlent.

  • La Compagnie Centrale de Distribution d’Energie Electrique (CCDEE) assure la gestion de l’eau et de l’électricité à Yaoundé, Maroua, Mbalmayo et Nkongsamba.
  • La Société Eaux et Assainissement (SOCEA) gère l’eau à Douala.
  • La Société Energie Electrique du Cameroun (ENELCAM) gère l’eau et l’électricité à Dschang, Ebolowa, Edéa, Foumban et Kribi.
  • Dans les villes de Bafang, Bafia, Garoua, Mbanga et Sangmélima, l’eau et l’électricité sont gérées par des régies municipales autonomes.

En 1963, seules une dizaine de villes du Cameroun Oriental sont dotées d’un système d’adduction d’eau potable.

La surabondance de ces organismes de gestion, l’extrême diversité de conventions qui les régissent créent une situation compliquée qui retarde le développement harmonieux des secteurs eau et électricité.

Face à cette situation, l’Etat décide de créer en 1964 l’électricité du Cameroun (EDC) et le Service Provisoire des Eaux du Cameroun (SPEC).


Dans la foulée, des études sont menées pour mettre en place un organisme national chargé de produire et de distribuer l’eau potable. Ces études aboutissent à la création le 22 mai 1967 de la société Nationale des Eaux du Cameroun, chargée en régime de concessions des activités de production et de distribution d’eau potable dans les agglomérations urbaines du pays.


En 1972, est créée une Direction Générale de la SNEC dont la charge est confiée à M.Virgile

Serge Slamich.


Le 22 mai 1975, M. Slamich est remplacé par Clément Obouh Fegue. Ce dernier devient ainsi le premier Directeur Général camerounais de la SNEC. En même temps que lui M. Claude Kemayou est nommé Directeur Général adjoint.


Au moment où les Camerounais prennent les rênes de l’entreprise, la SNEC compte 14 centres. Vingt-cinq ans plus tard, l’entreprise gère 103 centres

.
Le 3 mai 2002, M. Basile Atangana Kouma prend ses fonctions comme Administrateur Provisoire de la SNEC.



PROCESSUS DE PRIVATISATION

Le 20 septembre 1999 : lancement d’un appel d’offres restreint pour la reprise de 51 % du capital de la SNEC ;

Le 19 mai 2000 : Désignation de la Société française « Suez Lyonnaise des Eaux » (ONDEO Services) comme adjudicataire provisoire de la société ;

Le 24 avril 2002 : Nomination d’un Administrateur Provisoire chargé de veiller à la poursuite harmonieuse du processus de privatisation et à la continuité du service public de l’eau ;

Le 03 mai 2002 : Prise de fonction de M. Basile ATANGANA KOUNA à la tête de la SNEC et mise en route d’un plan de restructuration de la société ;

Le 12 septembre 2003 : Les négociations avec ONDEO Services (adjudicataire provisoire) sont déclarées infructueuses et la définition d’une nouvelle formule de privatisation et annoncée.

 

Le MINEE et la SNEC sont les deux acteurs important dans la gestion de l’eau au Cameroun. Il en existe cependant bon nombre d’autres qui interviennent à différentes échelles. Ces organismes sont référencés en annexe.

 

2.7-Les enjeux autour de l’eau

 

Ils sont nombreux et importants, tant dans le domaine politique, social, la santé…

 

L’eau représente un enjeu pour tout pays ; au Cameroun et plus généralement en Afrique, c’est encore plus vrai tant l’eau peut se faire rare.

 

L’eau : un problème récurent pour la santé :

 

L’un des enjeux majeurs reste le domaine de la santé, notamment en Afrique ou l’eau non traitée est un vecteur important de maladie (développement de larves comme le moustique, transmission de maladies diverses, développement de bactéries mortelles pour l’homme comme par exemple les épidémies de choléra…).

Une bonne gestion de l’eau, permettrait de régler un grand nombre de soucis sanitaires dans les pays en voie de développement. Un accès à l’eau est donc important mais il ne faut pas oublier de donner accès à une eau saine.

 

L’eau : un atout ou une contrainte ?

 

Au Cameroun, la mousson engendrée par le mont Cameroun permet d’avoir une pluviométrie annuelle record (moyenne de plus de 8 m annuelles). Sur le mont Cameroun, et bien qu’il pleuve énormément, de nombreux villages manquent d’eau potable les roches volcaniques étant poreuses! L’eau potable manque souvent dans les villages alors que le ciel est clément : les marigots font office de puits dans des conditions sanitaires peu recommandées. Et dans les villages des confins sahariens, les puits n’abondent… A Douala, la ville paye cher d’être construite sur des marécages pour aménager sa voirie. Et l’érosion hydrique renchérit tous les travaux d’infrastructure et leur maintenance en Afrique Centrale où le réseau routier est dans un état souvent déplorable. Les coulées de boues ne sont pas rares et certaines cités vivent avec cette menace comme Buéa dans le Sud-Ouest du Cameroun.

 

L’eau : une stratégie pour la sécurité alimentaire :

 

Crues et décrues des grands fleuves des zones sahéliennes commandent la production alimentaire et donc la sécurité alimentaire des populations, enjeu majeur s’il en est. La multiplication des barrages de régulation, la bataille des zones permettant cultures et pâturages à la décrue (mil par exemple) ont suscité nombre de conflits, autour du bassin du Logone ou de la Bénoué, si l’on s’en tient au Cameroun. Vitale pour animaux et végétaux, l’eau participe à l’équilibre nutritionnel humain. Mais ici, sa qualité doit être assurée. N’a-t-on pas préféré l’allaitement au sein maternel plutôt que le lait en poudre additionné d’eau à la salubrité douteuse au grand dam de Nestlé ? Les adultes ont besoin de boire jusqu'à 3 litres d’eau par jour là où le taux d’humidité est faible. Et l’on a vu la progression fulgurante de l’eau minérale depuis la fin des années 1970, bien que plus chère que d’autres produits liquide tels les sodas ou la bière! Les nappes phréatiques, les sources, les rivières, les marigots de proximité sont donc sollicités et la bataille de l’eau potable reste encore à gagner.

 

L’eau au cœur des enjeux de pouvoir

 

On voit donc comment l’eau qui stagne, l’eau qui circule, l’eau qui tombe en abondance des cieux couverts de cette Afrique équatoriale peuvent constituer autant d’enjeux induisant des stratégies spécifiques dès qu’elles apparaissent comme des potentialités, deviennent des risques ou se transforment en ressources après une mise en valeur locale, nationale ou multinationale. Et tout ceci concerne aussi bien l’Etat que les acteurs les plus modestes des sociétés dans des combinaisons très diverses.

  

Les atouts et les contraintes de la gestion de l’eau au Cameroun par rapport aux enjeux

 

Atouts

Contrainte

*   Le MINE tend à se structurer et emploie de plus en plus de personnel qualifié

*   Des structures non-institutionnelles, des partenariats ont été mis en place avec de vastes programmes

*   Les instituts de recherche et de formation existe déjà, ils ne demandent qu’à être réhabilités

*   Les ressources en eau sont connues et existent parfois en abondance

*   La SNEC qui est en cours de privatisation

*   La base juridique du secteur est bonne, il faut juste améliorer les textes

*   Relancer le secteur permet de réfléchir en terme de développement durable, gestion raisonnée

*  

*   La gestion de l’eau est faite de manière sectorielle, il n’y a pas de réelles concertations ce qui entrave une bonne gestion

*   Le contexte juridique autour de l’eau est très flou

*   L’état agit sans concertations avec les populations, les décisions sont prises à Yaoundé sans tenir compte du ressentiment des populations

*   Le secteur de la recherche en ce qui concerne l’eau est inopérant par manque de moyens

*   Le manque de moyens financiers de l’Etat

*   L’absence de moyens humains, l’état Camerounais déplore ses difficultés à trouver des innovations, des personnes capable de trouver des solutions dans ce secteur

*   Le problème de la gouvernance, de la corruption

*   La médiocrité des services de distribution

*   Manque de possibilité de traitement des eaux usées

 

III-Deux exemples de projets concernant l’eau en Afrique de l’Ouest

 

Intitulé du projet

Qui et où ?

Pourquoi

Comment

Point forts/faibles

Résultats

Leçon à tirer

Programme d’hydraulique villageoise Mali-Suisse

La DCC en collaboration avec MMEH, au Mali

Permettre un suivi des ouvrages hydrauliques réalisés

Création de comités de gestion

Points forts : Les ouvrages existent déjà, collaboration avec les autorités locales.

Points faibles : Contexte peu étudié, faible mobilisation sociale, faibles compétences des structures d’accompagnement, dimension du genre peu prise en compte.

Faible à très faible vente de l’eau sur tous les sites, des conflits villageois persistants, non fonctionnalité des bureaux des associations.

Effectuer une bonne étude préalable est essentiel, bien rencontrer tous les acteurs qui interviennent, évaluer la capacité de mobilisation des population et bien prendre en compte leurs avis, tenir compte de la question du genre

Programme de mise en place d’accès simplifié à l’eau

CARE internationale, province de l’Est du Cameroun

 

Assurer le maintien des ouvrages hydrauliques sans besoins d’assistance extérieure

Formation de techniciens,  choisir le matériel adapté au contexte local, créer un comité de gestion de l’eau

Points forts : bonne implication villageoise, bonne prise en compte des enjeux locaux, réputation de l’ONG, étude préparatoire bien menée

Points faibles : pas de collaboration avec les autorités locales,nécessité de retour de CARE pour contrôle

Globalement satisfaisants, les populations locales se sont bien investies, mais pas assez de recul sur la pérennité du projet, la SNEC a malheureusement effectué un travail similaire peu après

Bien se renseigner et tenir compte des projets des autorités locales, l’implication de la population dans le projet est une notion importante, nécessité de négociation avec les partenaires locaux


Les deux exemples ci-dessus nous amènes à nous poser différentes interrogations sur les problématiques à aborder.

 

Le premier problème qui surgit est celui des choix techniques à effectuer :

- quand doit-on privilégier un forage par rapport à un puits ?

- Comment concevoir des programmes favorisant la prise en charge technique locale et minimisant le recours à l’énergie importée ?

 

Le choix technique doit également prendre en compte la capacité des populations à assurer la maintenance de l’infrastructure financée :

- Combien va coûter la gestion et l’entretien des ouvrages ?

- Ce coût est-il compatible avec les ressources des populations ?

- Qui va assurer cette maintenance ?

- Des pièces détachées sont-elles facilement disponibles localement ?

- Les populations « bénéficiaires » du projet sont-elles à même d’assurer la gestion de

l’infrastructure ?

- Autrement dit, les conditions indispensables à la pérennité du projet sont-elles réunies ?

 

Le troisième problème abordé est celui de la composante culturelle de l’eau. Creuser un puits, installer un forage dans un village, n’est jamais « neutre ».

- Comment bien choisir l’emplacement ?

- Comment anticiper ou accompagner les changement de comportements ?

- Comment « normaliser » l’usage d’un puits ?

- Quels obstacles de nature culturelle peuvent freiner, voire même bloquer la bonne marche du projet ?

 

Inévitablement, des questions sont posées quant au financement des projets :

- Doit-on ou non faire participer les populations au financement du projet ?

- Comment gérer les difficultés avec les bailleurs de fonds ?

- Quels nouveaux partenaires identifier dans le domaine de l’hydraulique rurale ?

 

Enfin, le problème du financement du service de l’eau en évoquant « le dogme de la privatisation contre le dogme du collectif ».

- L’eau est un bien commun qui répond à des intérêts particuliers, on est donc amené à

s’interroger sur la gestion sociale de l’eau, mais aussi sur les manières de faire « payer »

l’eau.

- Comment faciliter l’accès à l’eau à moindre coût ?

- Doit-on encaisser des cotisations ou faire payer une redevance ?

 

Dans le cas de la privatisation du service, la question doit être posée du contrôle effectué par les usagers sur ce service.

 


Schéma récapitulant les composante des problématiques liées à l’eau

 

 

 

 

 

IV-Méthodologie envisagée pour la réalisation du projet

 

Cette méthodologie n’est qu’une ébauche du travail à réaliser pendant notre période de stage et méritera très certainement d’être complétée et surtout approuvée par l’organisation des Alternatives Durables pour le Développement (ADD).

 

Genre et accès à l’eau potable : analyse des besoins et recherche des solutions dans les districts de Mboma et Angossas, département du Haut Nyong, Province de l’Est, Cameroun.

 

Domaines d'études: Genre, Approche genre, eau potable, assainissement, points d’eau et gestion de l’environnement.

 

4.1- Contexte et justification

 

L’organisation des Alternatives Durables pour le Développement (ADD), à but non lucratif, a été créée en 1996. Le Secrétariat Général est basé à Mbalmayo, en plein coeur de la Province du Centre. ADD intervient dans plusieurs domaines comme le développement rural, l’agroforesterie, l’élevage, la gestion des ressources naturelles et environnementales, le développement organisationnel et l’analyse institutionnelle, l’égalité des sexes et le développement, la santé communautaire, la prévention des risques sexuels et le VIH/SIDA.

 

ADD s’occupe en outre de la formation et l’information en milieu rural, l’initiation aux techniques de production, la transformation, la commercialisation des produits des paysans, la valorisation du rôle de la femme rurale à travers le renforcement des capacités, et l’appui à l’organisation du monde paysan. C’est dans ce cadre que ADD aimerait recevoir des stagiaires pour le thème Genre et accès à l’eau potable : analyse des besoins et recherche des solutions dans les districts de Mboma et Angossas, département du Haut Nyong, Province de l’Est, Cameroun.

 

 

4.2- Objectifs du stage

 

Objectif global :

Identifier les contraintes liées à la gestion de l’approvisionnement en eau potable et proposer des solutions.

 

Objectifs spécifiques :

- Identifier les différentes sources d’approvisionnement en eau potable ;

- Analyser les contraintes liées à la gestion l’approvisionnement en eau potable;

- Identifier des solutions au problème d’approvisionnement des genres en eau potable ;

- Faciliter le partenariat entre les genres pour la gestion des sources d’approvisionnement en eau potable.

 

4.3-Méthodologie de travail

 

Dans le cadre de notre stage et en vue de répondre aux objectifs, nous suivrons quatre grandes étapes :

         La recherche documentaire

         La préparation technique

         La programmation et l’exécution de l’étude

         La restitution de l’étude.

 

Cette méthodologie est une ébauche et méritera d’être ajustée sur le terrain. Cette démarche devra être avant tout validée par ADD afin de réponde efficacement à la demande de départ.

 

La recherche documentaire

 

Ce travail est effectué principalement dans le cadre de notre projet tuteuré. Il consiste à collecter des informations sur le milieu où nous sommes susceptibles d’intervenir pendant notre stage professionnel. Cette documentation se compose de recherches Internet, de lectures de revues professionnelles et de prises de contact avec des personnes ressources. Ces éléments nous permettent ainsi d’établir le contexte général du Cameroun (économique, historique, etc.), d’évaluer les politiques en matière d’approvisionnement en eau potable du pays et d’orienter notre action à réaliser sur place.

 

Cette recherche sera probablement complétée lors de notre séjour au travers des rencontres des ONG intervenant depuis un certain temps dans ce secteur et notamment les associations Otélé et Passerelle Ngam. Nous rencontrerons également les institutions publiques afin de définir clairement le cadre légal et technique régissant le domaine de l’hydraulique villageoise.

 

 

La préparation technique

 

Le but de cette partie consiste à mettre en place des outils d’analyse et d’enquêtes. Sur la base de notre recherche documentaire et des objectifs fixés par ADD, nous essayons de mettre en place une méthodologie pour les enquêtes de terrain dont des exemplaires sont présents en annexe.

 

Dans un second temps et dès notre arrivée au Cameroun, la préparation technique consistera à établir et adapter les outils d’enquête et de diagnostic afin de faciliter la mise en œuvre de l’étude et d’obtenir des résultats fiables et exploitables. En collaboration avec ADD, nous évaluerons les avantages et les inconvénients de ces outils et veilleront à ce qu’ils correspondent aux méthodes de travail de l’organisation.

 

La programmation et l’exécution de l’étude

 

L’exécution de l’étude dans le District d’Angossas et de Mboma se déroulera sur la période s’étalant du 22 avril au 30 août 2008. Le travail sera effectué au niveau de chaque village sur une période déterminée par le nombre de ménages à rencontrer et d’ouvrages d’approvisionnement en eau potable présents à examiner. Le planning des visites sera  fonction de la disponibilité des personnes ressources et  du mode d’organisation d’ADD. L’exécution de l’étude sera précédée d’une rencontre avec les autorités locales (officielles et traditionnelles) du district concerné afin d’expliquer notre venue et d’obtenir un accord officiel nécessaire à la bonne réalisation de notre travail.

 

Cette étude doit permettre d'évaluer les besoins en eau des bénéficiaires. Afin de parvenir à la bonne exécution de l’étude, il faut que les futurs bénéficiaires soient impliqués dans les toutes les étapes de notre travail.

 

L’étude sera construite en plusieurs  parties :

         Entretien avec les différents organismes intervenants dans les localités (ONG,  Services techniques de l’état, Organismes internationaux, Riverains)

         Visite des diverses localités et entretien formel et informel avec les personnes ressources (contexte Général)

         Inventaire et diagnostic technique des sources d’AEP

         Enquêtes semi-structurées auprès des populations de la zone d’étude

         Négociation de partenariat avec les organismes d’appui technique et financier présents dans la zone d’étude dans le domaine du genre et de l’eau potable

 

4.3.1-Descentes auprès des différents organismes intervenants dans les localités

 

Notre travail faisant appel à plusieurs domaines de compétences, des personnes ressources seront identifiées afin d’apporter leur appui à la mise en oeuvre de l’étude. Ainsi les acteurs intervenant à l’échelle des districts (ONG, Services techniques de l’état, Organismes internationaux, etc.) seront approchés.

 

L’objectif de ces rencontres sera de comprendre et d’apporter un éclairage sur les missions, les implications, les actions mises en œuvre par chacun. Pour certains il s’agira d’une simple prise d’informations sur la zone d’étude. La grille d’évaluation est présente en annexe.

 

         Services techniques de l’état

 

Un point d’eau n’est jamais détaché du contexte national, même s’il se situe dans un petit village isolé. Nous aurons donc intérêt à prendre connaissance de la politique camerounaise en matière d’hydraulique villageoise (nombre de points d’eau par milliers d’habitants, taux de participation financière des usagers, matériel de pompage homologué, responsabilité des communes,...). Il nous faudra aussi s’informer au sujet des projets en cours ou prévisibles qui pourraient concerner les districts de Mboma et d’Angossas.

 

Plus largement nous tenterons de répondre aux questions suivantes

- Comment associer ces différents partenaires à notre étude ?

- Quel rôle est dévolu légalement à ces acteurs : maîtrise d’ouvrage ? Appui technique ? Contrôle sanitaire ? Financement ?

- Au-delà du droit et des compétences légales, les services de l’Etat et les collectivités locales sont-ils en mesure de remplir leurs missions ?

 

Dans ce cadre, nous serons amenés à consulter les acteurs suivants :

  • Le représentant local du Ministère des Mines et de l’Eau
  • La Société Nationale des Eaux du Cameroun (SNEC)

 

 

         Organismes non gouvernementaux et privés

 

Le panel des acteurs de l’hydraulique rural ne se limite pas aux collectivités locales et à l’Etat. Il est indispensable d’évoquer des organismes non gouvernementaux et de répondre aux questions suivantes :

- Comment sont pris en compte ces acteurs ?

- Quelles relations nouent les services techniques de l’Etat avec tous ces partenaires ?

- Quels sont leurs missions et leurs stratégies d’interventions ?

 

L’identification de ces organismes sera faite à notre arrivée et s’ensuivra ensuite les rencontres avec ceux-ci.

4.3.2- Définition du contexte général

Pour le bon déroulement de l’étude, nous devrons apprendre à connaître les communautés des différents villages dont le mode de vie est adapté au milieu. Cette partie doit permettre de connaître aussi bien les populations, leur histoire, leurs activités, leurs revenus ainsi que leurs préoccupations, leurs besoins, leurs priorités.

 

Plus précisément, les points suivants seront considérés :

 

-          Données physiques Région, ressources.

-          Données démographiques

-          Population, ethnies, ethnie majoritaire, peuplement noma­de, sédentaire, type d'habitat, nombre de concessions (nombre moyen de personnes par concession).

-          Données sur la santé des populations, maladies, mortalité.

-          Activités économiques Nature, revenus.

-          Activités agricoles Nature, revenus.

-          Infrastructures existantes

-          Dispensaire : centre de santé, mosquée, église, temple, école, collège, lycée, commerces (lesquels), marché (quel jour).

-          Vie associative

-          Associations, groupements, organisations villageoises.

-          Rôle des femmes Activités, organisations.

-          Préoccupations actuelles du village

 

Cette étude s'effectuera au cours de visites, d’observation de terrain, de consultations de  documents existants et principalement autour de réunions organisées dans chaque localité.

 

Dans le cadre de ses rencontres,  il s’agira de présenter le but de notre visite à la communauté villageoise. Une information claire et détaillée des objectifs visés devra être fournie pour susciter un engouement auprès des bénéficiaires. Plus précisément il s’agira de :

 

Ø Se présenter auprès de la communauté

Ø Exposer la méthode d'intervention

Ø Parler de l'importance de la mobilisation des habitants pour le déroulement de l’étude

Ø Ecouter les attentes des habitants au travers d’un temps de parole libre

Ø Repérer les gens motivés et influents

 

Lors de la visite de contact, il sera important d'essayer de repérer les leaders et les personnes sur qui l'on pourra s'appuyer par la suite. Nous demanderons donc un PV de Réunion signé par une grande partie de la communauté pour vérifier son réel engouement. Toute collaboration devra faire l’objet d’une demande écrite des habitants pour engager ensuite l’étude sur le terrain.

 

Si la démarche est acceptée, il nous faudra dans un second temps interroger les différents représentants de la population afin de cerner précisément la problématique, son environnement associatif et la capacité de mobilisation de la population au travers de la méthodologie suivante

 

     Méthode

Nous utiliserons comme procédure de collecte des données, des entretiens où nous pourrions faire usage dans certaines situations d’un traducteur. Surtout, nous devrons nous garder de trop influencer le cours de l'entretien. L'essentiel devra permettre à l’interviewé de parler aisément de son expérience, autant dans les dimensions positives que dans les dimensions négatives.

 

Cette méthode devra présenter essentiellement un aspect qualitatif c'est-à-dire avoir accès à des informations relatives aux relations entre les divers acteurs du village. Le but est également de comprendre les notions d'ententes et d'incompréhension, toutes  choses subtiles qui pourraient être difficilement quantifiables.

 

Les données ainsi collectées complèteront les observations de terrain établies précédemment à savoir le quotidien.

 

Outils de collecte

Un ensemble de guides d'entretiens se rapportant chacun à un type d'acteur à interviewer pourront être utilisés. Ces guides sont issus d’une fiche technique établie par le Programme Solidarité Eau et ont déjà été utilisés dans le cadre d’un programme d’alimentation en eau potable au Cameroun. En outre, ces grilles devront être testées avant utilisation définitive. De plus, l’utilisation d'un magnétophone pour enregistrer chaque fois la totalité de l'entretien pourrait être envisagée (à confirmer par ADD).

 

Echantillon

La technique d'échantillonnage tiendra compte des caractéristiques spécifiques de chaque village. Il s'agit d'un échantillonnage représentatif des acteurs agissant autour de la zone étudiée. L'essentiel consistera à inclure chaque fois un on plusieurs représentants des catégories d'acteurs concernés à savoir :

 

    • Représentant des habitants (religieux, traditionnel, etc.) à élaborer sur place en début du stage en fonction de l’organisation du village
    • Représentant des organismes d’appui
    • Représentant de la Mairie
    • Entrepreneurs / artisan du secteur de l’eau (fontainier, plombier, etc.)

 

Analyse des résultats

Elle suivra trois étapes distinctes :

- La transcription qui a consistera au passage des informations de la forme magnétique à la forme papier-crayon si l’usage d’un magnétophone est envisagé

- Le dépouillement des informations transcrites

- L’analyse proprement dite qui a consistera à dégager les souhaits et attentes des différents acteurs en rapport avec le contexte socioculturel dans lequel on se trouve.

 

 

4.3.3- Inventaire et diagnostic technique des sources d’AEP

 

Cette partie consistera à recenser les sources d’alimentation en eau potable des villages concernés par notre étude. Les données collectées constitueront pour nous de nouvelles connaissances qui devront être restituées aux communautés qui, ainsi, pourront mieux identifier leurs besoins et envisager des actions concrètes à mettre en oeuvre ainsi que leur coût (à confirmer). Cette composante doit permettre de remplir les fiches d’enquête. Les ouvrages hydrauliques à prendre en compte dans le cadre de l’inventaire projeté sont les suivants:

- les forages,

- les puits modernes,

- les puits traditionnels,

- les adductions d’eau potable,

- les postes d’eau autonomes,

- les retenues d’eau.

 

Notre inventaire fera l’objet d’une grille d’évaluation et devra prendre en compte plusieurs aspects :

 

À Quels usages répondent  les ouvrages en place ?

 

Un ouvrage hydraulique peut fournir de l'eau à usage domestique (boisson, lessive, hygiène corporelle), pour le bétail ou pour l'agriculture (maraîchage, riziculture et autres cultures vivrières). Un ouvrage hydraulique ne peut donc pas couvrir simultanément tous les besoins en eau.

 

 

Il importe donc d'analyser très soigneusement à quoi servent les points d'eau.

 

L’ouvrage et son équipement

 

Ce volet permet de mettre en évi­dence tous les facteurs qui représentent un danger pour la qualité de l'eau. Ces facteurs à examiner et à recenser sys­tématiquement seront à définir en fonction des ouvrages rencontrés et pourront trouver des solutions appropriées.

 

Par exemple, les éléments que nous devrons prendre en compte pour un forage équipé d'une pompe à main seront les suivants :

 

Données sur l'ouvrage :

-          Nom du village

-          Identification de l'ouvrage

-          Profondeur du forage

-          Niveau statique

-          Situation du forage par rapport au village, à la route... Cette situation peut être représentée par un dessin

 

Données sur la conception de l'ouvrage :

- pompe : marque, état, fonctionnement, scellement, fuites - dalle bétonnée : dimension, inclinaison, état

- rigole d'évacuation : longueur, profondeur, état - mur de protection : dimension, état, matériaux - porte : matériaux, efficacité

 

Données sur l'environnement du point d'eau

- Habitations, marché, cimetière ou sépultures, latrines, toilettes, lavoirs, tas d'ordures, eaux stagnantes, cultures, maraîchage (chacun de ces éléments doit être dénombré, leur distance du point d'eau doit être évaluée)

- Passage des animaux possible sur le périmètre immédiat - Propreté des abords

- Sens de ruissellement de l'eau

 

La qualité de l’eau des ouvrages répond-elle aux normes de potabilité camerounaise ?

 

Cette partie sera entreprise sur demande de l’association ADD. Il s’agira d’évaluer la qualité bactériologique aux différents types de points d’eau et comment évoluent au cours du temps la qualité et la quantité d’eau  disponible (selon la période, les épisodes orageux). Pour cela, nous baserons notre travail sur les données détenues par les acteurs locaux (ONG, institutions, dispensaires, …etc.).

 

Si des données venaient à manquer, nous pourrions envisager une campagne d’analyse de la qualité d’un échantillon de points d’eau stratégiques en faisant appel à un laboratoire spécialisé. L’exécution de cette activité nécessitera une certaine préparation (choix des sites et du protocole expérimental précis) puis un temps pour les prélèvements et les mises en culture.

 

4.3.4- Enquêtes semi-structurées auprès des populations de la zone d’étude

 

En association avec les partenaires locaux, des enquêtes auprès des ménages ainsi que des enquêtes aux points d’eau chercheront à démontrer la popularité de ces sources d’eau et à mieux connaître les pratiques générales concernant l’approvisionnement en eau potable des zones concernées.

 

Cette enquête s’attachera également à identifier les comportements et l’implication des femmes dans l’utilisation et la gestion des sources d’AEP.

 

 

Méthode

Dans le souci d’y impliquer réellement les populations, nous privilégierons l’utilisation d’outils permettant de collecter les données de façon participative sur le terrain. C’est ainsi que nous réaliserons l’enquête par questionnaire auprès des ménages (annexe, qui associera aussi l’observation). L’enquête ménage sera à réaliser sur un échantillon représentant l’ensemble des ménages du village concerné.

 

La visite domiciliaire est un travail qui peut paraître long et fastidieux mais cela permettra certainement de bien cerner les préoccupations et attentes du village. Nous prévoyons de réaliser ces visites dans un temps défini à l’avance par village en faisant des visites de 20 à 30 minutes en moyenne par famille.

 

Nous visiterons les familles du village pour :

 

Ø  Etre connu de tous et si possible gagner la confiance et la sympathie des habitants ;

Ø  Connaître les attentes et la motivation de chacun ;

Ø  Se faire une idée des rapports de force qui peuvent exister dans la communauté ;

Ø  Savoir combien de personnes habitent dans la communauté et pouvoir estimer le nombre d’utilisateurs des points d’eau ;

Ø  Identifier les thèmes prioritaires sur lesquels devront porter les actions futures, tant au niveau de l’organisation du village que sur la sensibilisation sur l’hygiène en général.

 

Un questionnaire présent en annexe pourra être utilisé comme outil de collecte de l’information. Pour la synthèse et l’analyse des données, nous utiliserons des grilles d’évaluation (annexe n° ) avec l’aide du logiciel Excel et seront intégrés à chaque dossier village.

 

 

4.3.5- Négociation de partenariat avec les organismes d’appui technique et financier présents dans la zone d’étude dans le domaine du genre et de l’eau potable

 

La problématique de gestion des infrastructures hydrauliques nécessite une organisation des usagers / usagères autour des points d’eau afin d’assurer l’appropriation des ouvrages par ces derniers et faciliter la prise en charge de la maintenance et de l’entretien.

 

Néanmoins, de nombreux projets de groupements d’usagers créés autour des bornes fontaines ont connu des obstacles importants. Dans la pratique, le fonctionnement courant des organes constitutifs des associations a connu des difficultés institutionnelles et opérationnelles et souvent liées à la non prise en compte de la question du genre. La gestion globale de la ressource eau passe donc nécessairement par la participation active de tous les acteurs y compris les femmes.

 

Dans ce cadre, notre action portera sur la négociation avec un organisme spécialisé (Water Gender alliance) dans l’optique d’une mission d’appui institutionnel, technique et financier  dans la création d’associations d’usagers. A terme, la démarche consistera, dans le cadre de ce partenariat :

  1. Renforcer chez l’ensemble des acteurs locaux le sentiment d’appropriation des installations, par l’information et la participation démocratique ;
  2. Faciliter une plus grande implication des femmes dans les activités de gestion de l’adduction d’eau ;
  3. Renforcer les capacités de gestion financière, technique des divers organes de l’AEP 

 

4.4-Produits attendus et système de suivi

 

Cette étape interviendra à la fin de notre période de stage et se traduira par la production de plusieurs rapports et notamment :

 

  • Un rapport de travail faisant suite aux rencontres avec les différents organismes (Services techniques de l’état, Organismes internationaux, Riverains) intervenants dans les districts de Mboma et Angossas dans le domaine du genre et eau potable. Il reprendra les différentes catégories d’acteur rencontré et plus précisément les points suivants :

- Type d’acteurs

- Domaine d’intervention

- Stratégie d’intervention

 

Ce rapport comprendra également une grille de synthèse des différents points abordés pour une lecture rapide et claire.

 

  • Une bibliothèque reprenant l’ensemble des informations recueillies dans les villages du District de Mboma et d’Angossas, auprès de ses habitants au travers des réunions, observations, entretiens avec les personnes ressources et les enquêtes auprès des populations de la zone d’étude qui y ont été rencontrées, un compte rendu bref de notre visite et la synthèse des problématiques relevées durant la réunion générale. Il reprendra les points suivants :

- Description générale de chaque village (contexte général)

- Un diagnostic des différentes sources d’AEP

- Les problématiques relevées

- Les orientations éventuelles

 

Cette bibliothèque sera complétée de plusieurs grilles de synthèse reprenant les différentes caractéristiques de chaque village. Elle permettra de résumer les contraintes liées à la gestion l’approvisionnement en eau potable et les solutions identifiées par la population dans le but d’aboutir à un projet de mise en place et/ou d’aménagement des points d’eau.

 

L’élaboration des ces documents sera soumise dans toute sa continuité à l’amendement et l’approbation par ADD avant la production du rapport final.

 

4.5-Restitution de l’étude

 

Cette étape sera sans doute un point fort de l'étude. Elle aura pour objectif de rendre compte de notre travail à ADD, aux populations, aux administrations et autres partenaires et d’arriver à les mettre en relation.

 

Le but ultime de cette restitution est d’arriver à une négociation de partenariat avec les organismes d’appui technique et financier présents dans la zone d’étude dans le domaine du genre et de l’eau potable. Ceci permettra de faciliter la collaboration entre les genres pour la gestion des sources d’approvisionnement en eau potable.

 

 

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